Souvenir d’un instant suspendu
Je suis assise sur le canapé, le cœur joyeux mais envahi par une douce nostalgie. Zinedine, mon petit bout de cinq ans, vient tout fier d’avoir rangé ses Lego et ses petites voitures. Il se glisse contre moi, ses bras minuscules s’enroulant autour de ma taille, comme s’il voulait me dire « merci » sans mots.
Dans ce moment, le bruit du quotidien s’efface, et je me retrouve transportée dans le salon de mon enfance, où ma mère me berçait, me racontait les légendes de nos ancêtres, les histoires de la Médina, les chants que je fredonnais encore aujourd’hui. Je sens le parfum du thé à la menthe, le cliquetis des tasses, et la chaleur de ses mains sur les miennes.
Le regard de Zinedine, plein d’émerveillement, me rappelle ces soirées où je serrais mon petit corps contre le sien, tandis que les mots de ma mère dansaient dans l’air. Chaque fois qu’il me serre ainsi, je revêts le rôle de la petite fille qui écoute, et je réalise à quel point le temps file, comme un fil de soie qui glisse entre nos doigts.
Parfois, une petite vague de tristesse me traverse, non pas parce que le moment est triste, mais parce qu’il me montre combien ces instants sont précieux et éphémères. Mais dès que Zinedine me lance un sourire, la joie revient, éclatante, et je sais que nous continuons à écrire notre propre légende familiale, un jour à la fois.
📝 Note : Cet article a été relu et corrigé afin d'en faciliter la lecture.